Romans français

Comme si j’étais seul

Comme si j etais seul

Comme si j’étais seul

Marco Magini

272 pages

Folio

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la dédicace

La dedicace 1

La dédicace

Leïla Bouherrafa

Allary Editions

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Tout le bleu du ciel

Tout le bleu du ciel

 

Tout le bleu du ciel

Mélissa da Costa

Carnets nord

 

 

 

 

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Arabe

Arabe

 

Arabe

Hadia Decharrière

Editions JC Lattés

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la malchimie

La malchimie

La Malchimie

Giséle Bienne

Actes sud

 

 

 

 

 

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Né d'aucune femme

Ne daucune femme

 

Né d’aucune femme

Franck Bouysse

La manufacture des livres

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Suiza

Suiza

Suiza

Bénédicte Belpois

Editions Gallimard

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Balles perdues

Balles perdues

Balles perdues

Jennifer Clément

Editions Flammarion

297 pages

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Tous les hommes désirent naturellement savoir

Tous les hommes desirent naturellzment savoir

 

Tous les hommes désirent naturellement savoir

Nina Bouraoui

Editions JC Lattés

256 pages

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Matador Yankee

 

Matador yankee 1e jaquette

Matador Yankee

Jean-Baptiste Maudet

Editions le passage

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Grands carnivores

Grands carnivores

 

 

Grands Carnivores

Bertrand Belin

Editions P.O.L

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La mer monte

La mer monte

 

La mer monte

Aude Le Corff

Editions Stock

 

 

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Des hommes couleurs de ciel

Des hommes couleurs de ciel

 

 

 

Anaïs Llobet

Des hommes couleurs de ciel

Editions de l’observatoire

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Les Métèques

Les meteques

Les métèques

Denis Lachaud

Actes Sud

224 pages

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A la ligne : Feuillets d’usine

 A la ligne 1

 

 

Joseph Pontus

A la ligne : Feuillets d’usine

Editions de la table ronde

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Rencontre avec Nicolas Mathieu

Nicolas mathieu

Epinal, le 26 octobre 2018

 

Un café proche de la gare, un temps de novembre au ciel chargé et un auteur au regard lumineux.

Voilà le postulat de départ, après que Nicolas Mathieu, ait accepté cet entretien, me restai à être à la hauteur de cet auteur. Récemment sorti « leurs enfants après eux » aux éditions actes sud, succède à son premier « aux animaux la guerre ».

Deux romans, deux succès, un talent fou et une humilité rare, voilà pour le raccourci place maintenant au concret.

Leur enfants d apres eux

« Nicolas Mathieu, quel genre de lecteur es-tu ? »

Un lecteur assez passionné, avec au départ, les bd qu’on lit quand on est gamins : Tintin, Astérix et surtout les revues pour les enfants, j’aime lire, je bouquine. Celles-ci furent importantes pour moi non seulement pour la lecture mais surtout pour les rencontres avec les écrivains. Ces écrivains étaient mes idoles lorsque j’étais gamin. Très tôt j’ai eu envie d’écrire et pour moi ce fut très important.

A l’adolescence, la lecture est devenue une question de vie ou de mort (rires), j’y ai trouvé un secours, une manière de comprendre le monde, d’approfondir ce que je comprenais des rapports humains.

De la nausée de Sartre à Céline, suivi d’une grosse phase romans noirs, je lis aujourd’hui plus d’essais qu’avant. Avec comme tout le monde la concurrence des écrans, Facebook, Instagram, Netflix mais il n’y a malgré tout pas une journée que je passe sans lire.

« Quel rôle joue la lecture dans ton écriture ? »

Un rôle ambivalent car dans un premier temps j’ai essayé d’écrire ce que j’aimais lire. La difficulté dans l’écriture est de trouver ce l’on peut écrire. Les livres m’ont montré quelle direction prendre. Ils ont nourris ce que j’écris. Par exemple, pour « aux animaux la guerre » roman social, je me suis remis dans Steinbeck pour comprendre comment lui, racontait le monde au côté des travailleurs en ne cédant rien à la littérature. Les livres montrent ce que d’autres ont poursuivis avant nous, des voies qui ont été explorées.

Et puis surtout, Lire ça donne envie d’écrire, ça fouette le désir…

« Etre écrivain est ce d’abord être un grand lecteur ? »

Bien sûr, je ne vois pas comment on pourrait prétendre le contraire. On ne peut pas écrire sans avoir beaucoup lu ni sans continuer à lire beaucoup.

Lorsque des gamins me demande comment on devient écrivain, je leurs répond toujours, en lisant, tout simplement.

« Le livre qui t’as construit ? »

Voyage au bout de la nuit de Céline a été un marqueur, il y a eu un avant et un après. Je l’ai lu jeune et je me suis replongé dedans récemment et bizarrement le sens en avait changé. J’avais été totalement imperméable à ce que le texte contient d’humour. Je pensais qu’il n’y avait que du style.

Sherlock Holmes a été très important dans ma vie. Déjà, son ambivalence morale. Lorsque l’on a 6/7 ans et qu’on lit ça c’est très étonnant.

Plus tard, Annie Ernaux, Jean Patrick Manchette pour ses romans policiers et ses chroniques sur le polar qui m’ont aidé à trouver un passage dans la littérature.

Plus récemment, le roman de Maria Pourchet, auteure Spinalienne, « toutes les femmes sauf une », est impressionnant, une écriture d’une qualité incroyable. J’ai également trouvé formidable « Le corps du roi »de Pierre Michon. Un livre dont j’essaie de parler souvent, qui a été un peu oublié et qui m’a pourtant médusé, « l’établi »de Robert Linhart. Un texte absolument magnifique.

« Dans tes deux romans, il y a un lien, une trame, en tout cas c’est mon ressenti, qu’en est-il vraiment ? »

Les personnages d’ados du premier sont arrivés un peu par accident, je ne les avais pas conçus au départ et ils ont poursuivis par d’autres moyens dans le deuxième. A chaque fois ce sont des gens qui essaient de vivre un monde qui finissent donc oui ça raconte complétement la même histoire. »

« Dans les deux romans, il y a cette place forte qui est donnée à la fin d’un monde, à la fin de la classe ouvrière. Les paysages lunaires qui en découlent. Cette époque a une grosse résonnance en toi ? »

Je ne l’ai pas vécu ici cette mort industrielle (dans les Vosges) mais c’est quelque chose qui pèse tout le temps dans l’imaginaire. Le passé textile, les grosses entreprises, une présence fantomatique de mon enfance, d’autant que mon père vient d’un milieu de prolos comme ça, c’est ce qui m’a préparé à avoir une sensibilité particulière par rapport à ce sujet.

Ensuite je pars à Paris faire des études et j’oublie tout ça. Ensuite dans le cadre d’un job alimentaire, je tape les comptes rendus de procédures de comité d’entreprises, notamment de plans sociaux. Et au moment de la crise des sub-primes, je vais me retrouver au milieu de ces milliers d’emplois perdus.

Cela me semblait être les derniers jours de la classe ouvrière et moi qui ait essayé de m’éloigner de mon milieu d’origine, ce monde m’a beaucoup touché et le sort fait à ces gens est terrible et c’est ainsi que s’est mis en place le désir d’écrire de manière documenté sur le monde industriel, la fin de la classe ouvrière. Un mode d’organisation social qui disparait. Comment dans ce moment-là, les gens se battent pour gagner leurs casses croutes et me voilà avec l’histoire des gamins dans mon deuxième roman.

 

Aux animaux la guerre

« J’ai vu que tu avais fait des études de cinéma, ton premier roman va être adapté en série et diffusé en Novembre sur France 3. Avoir réécrit le roman pour l’adapter en scénario est-ce un peu un graal pour toi ? »

Non, honnêtement en arrivant à Paris, j’avais envie de faire du cinéma, d’être journaliste, écrivain, tout cela était très très mélangé. Mais la littérature a toujours été plus importante que tout, dans la vie en général. Donc ce n’était pas le couronnement total d’un truc. Mais c’était rigolo de voir que là où j’avais échoué à Paris, dans le cinéma, j’y suis revenu grâce à la littérature. Ça a été un peu plaisant, revanchard et surtout une satisfaction de bosser avec le réalisateur AlainTasma qui est un mec très intelligent. C’était à la fois éprouvant, stressant et très stimulant. On l’a fait en un an donc énormément de boulot car tout est à refaire dans l’histoire, reconstruire des personnages, j’ai écris la série d’Alain Tasma, on n’a pas juste adapté mon livre.

« Une question en aparté et très perso, Terence Malik a-t-il une influence dans ton œuvre ? » (L’auteur a réalisé son mémoire sur le réalisateur).

Oui mais moins sur ses dernières œuvres, qui sont des tics, de plus en plus esthétisants, solennels et verbeux. Mais au moins les 3 premiers films, tout comme l’œuvre de Jeff Nichols, sont des choses qui me travaillent.

« Le fait que leurs enfants après eux se déroulent dans les années 90 est dû à une résonnance particulière en toi ? »

C’était pour pleins de raisons. Cette une décennie qui est peu traité. Situé entre la chute du mur et le 11 septembre, une époque un peu floue.

Je pouvais en outre, calé sur mes souvenirs. Traité l’adolescence aujourd’hui signifierait quel est l’usage des réseaux sociaux par les gamins et ce n’est pas mon univers.

Les années 70/80 ont été beaucoup plus traités, moins les 90 mais les gens à 40 ans aime parler de leur époque et forcément ça donne des bouquins générationnels.

« Quand on est en lice pour tous ces prix, lorsqu’on lit toutes ces louanges sur ses romans, comment le vit-on ? »

C’est surtout un grand soulagement vu l’investissement que j’ai mis à écrire. C’est beaucoup de sacrifices, du temps que je n’ai pas passé avec ma famille. Il y a un sentiment un peu comme Rocky ou à la fin tu lèves les bras et tu dis c’est bon !!

Et puis il y a un peu un sentiment d’imposture où tu te dis c’est tellement gros qu’ils vont se rendre compte que non ce n’est pas possible. Après tu arrives dans un autre milieu social en contrebande et tu te dis à un moment on va me capter et me dire que je suis bidon.

Et puis il y a une espèce d’accélération de la vie qui est un moment particulier où à un moment tu te retrouves avec 200000 sollicitations, à passer ta vie dans des trains.

Après il n’y a pas de quoi perdre la boule. A un moment ça va faire pschitt et je vais retourner bosser.

Cette semaine je me suis remis à écrire et c’est une grande leçon d’humilité car il n’y a plus de mec brillant qui tienne, c’est un boulot de chien, un mot après l’autre.

« Justement n’est-ce pas trop de pression pour le livre d’après ? »

La pression était pour le 2éme. Tu écris un premier roman très bien reçu et une fois que tu as écris le deuxième, il est bon, tu peux te dire j’ai tenu le cap. J’ai eu très peur de ne pas y arriver.

Je ne travaille pas encore sur le suivant, il y aura de la pression mais je n’ai plus la hantise de me dire, peut-être ne suis-je l’homme que d’un seul roman…

« Dernière question Nicolas, lorsque tu as eu fini d’écrire, notamment « leurs enfants après eux » est ce que tu t’es dit ouahh je tiens une super histoire la … »

Mais non absolument pas, tu sais que moi j’avais pensé écrire un roman noir et au fur et à mesure l’écriture à dérivée vers autre chose et quand je l’ai envoyé à mon éditeur je n’étais pas sûr qu’il allait me le prendre. Et lorsqu’il m’a dit on va le prendre et le publier à la rentrée, je me suis dit ouah au milieu de 560 autres romans, la rentrée c’est souvent publié et oublié. Et puis la non, il se distingue et même si il est très vraisemblable que pour les grand prix je rentre bredouille je n’avais rien anticipé de tout ce qui est arrivée depuis. Pire mon éditeur m’aurait dit c’est une merde il faut tout refaire, je l’aurai vraiment cru. »

 

 

 

Voilà, sur cette dernière révélation incroyable s’est achevé notre conversation, sans flonflon ni trompettes, Nicolas Mathieu est un type d’une simplicité hors pair. Ecrivain brillant, je vous encourage à lire ses deux romans « Aux animaux la guerre » et « Leurs enfants après eux », tous deux publiés chez actes sud. Tout écrivain est d’abord un grand lecteur. Moi je suis juste un grand lecteur et aujourd’hui, après cette rencontre, je suis surtout un lecteur heureux. Milles merci à toi pour cette rencontre et merci à tous les écrivains qui prennent du temps pour nous, qui ne sommes ni critiques, ni journaliste mais qui sommes malgré tout animé par la passion.

Douce

Douce

 

 

Douce

Sylvia Rozelier

Editions le Passage

213 pages

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Réelle

Relle

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Guillaume Sire

Editions de l’observatoire

307 pages

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Une femme invisible

Une femme invisible

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Nathalie Piégay

Editions du rocher

352 pages

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Ma grande

Ma grande

 

Ma Grande

Claire Castillon

Editions Gallimard

160 pages

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